Les huiles essentielles peuvent être d’excellentes alliées des cours de yoga.
Elles permettent de se reconnecter à soi via l’odorat, sens primitif relié à notre chakra racine, qui favorise l’ancrage.
Selon leurs propriétés, elles accompagnent la séance de yoga et amplifient l’effet des différentes postures, sur le plan émotionnel, psychique, spirituel.
Kunzea et Fragonia incarnent les principes masculin et féminin dans ce qu’ils peuvent donner de meilleur.
Ensemble, ces huiles essentielles représentent « le Tao aromatique », soit le Yin et le Yang de la cosmologie chinoise. Des entités distinctes et opposées, qui se complètent pour former un Tout.
Nous pouvons démarrer la pratique by un temps d’olfaction dans une assise confortable. Les yeux fermés, prenons le temps de sentir l’huile essentielle de Kunzea, de s’emplir de son odeur, de se connecter à sa vibration.
Kunzea aide à retrouver de l’énergie, procure force et courage. Positivante, elle accompagne le retour du dynamisme de la vie, aide à lutter contre la procrastination, à se libérer de dépendances. Elle aide à accepter la douleur, physique ou mentale, à apaiser et relâcher les tensions, à libérer les nœuds psychiques.
Nous pouvons nous connecter au mouvement de notre souffle, ressentir notre respiration, idéalement diaphragmatique, peut- être entendre le son doux, océanique, qui accompagne une respiration Ujjayi légère.
La pointe de la langue peut se poser en haut du palais, comme un sceau, c’est le mudra kechari, qui lui aussi stimule via le nerf vague notre système nerveux parasympathique. Nous voici fermement établi dans un espace heureux « STHIRA SUKHAM ASANAM », le juste équilibre pour qu’il y ait une certaine fermeté, énergie et en même temps, que cela reste confortable, sans tension.
Nous essayerons de garder cette qualité d’attention au souffle pendant toute la pratique. Voici une pratique de yoga plutôt Yang, qui enchaîne des postures d’abord douces pour s’échauffer, puis de plus en plus tonifiantes :
A 4 pattes, alterner les postures du Chat Marjaryasana et de la Vache Bitilasana, laisser le dos s’arrondir sur l’expir puis se creuser sur l’inspir, créer de l’espace à l’arrière de la colonne puis à l’avant (entre 5 et 10 fois, en gardant toujours de la marge)
Toujours à 4 pattes, allonger le bras gauche vers l’avant et lever la jambe droite, tous 2 à l’horizontal, dans une variation de la posture du Tigre, pour renforcer la sangle abdominale en s’allongeant au maximum. En option, on peut rapprocher le coude gaude et le genou droit sous l’abdomen sur chaque expir et s’étirer à l’horizontal sur l’inspir (3 à 6 fois)
Le Chien tête en bas Adho Mukha Svanasana permet d’étirer tout l’arrière du corps, en repoussant le sol avec les mains, le bout des doigts bien enfoncés dans le tapis, on laisse le bassin monter dans le prolongement des mains et des épaules, en gardant les genoux fléchis pour conserver la liberté de la colonne. Les côtes flottantes proches des cuisses, le dos est bien plat, la tête pend, la nuque est détendue, on peut bouger en ondulant et explorer les sensations dans la posture.
Les pieds entre les mains, on plie les jambes comme pour s’assoir sur une chaise et on redresse le buste en levant les bras, le corps à l’image d’une chaise dans Utkatasana (tenir quelques secondes en respirant tranquillement)
Debout, dans la posture de la Montagne, Tadasana, on se sent ancré, connecté à la Terre et au Ciel, « comme une statue qui respire », dans ce mélange de tonicité et détente. Avec l’attention sur le bas du ventre bien tonique, centre d’énergie et de gravité, on peut pratiquer ensuite des postures d’équilibre sur un pied.
En fixant un point en face de soi, on peut aller dans la posture de l’Arbre Vrrksasana : appuyer la plante du pied droit à l’intérieur de la cheville gauche, ou du tibia, ou de la cuisse, puis lever les bras vers le Ciel. Rester en respirant paisiblement, et se sentir comme un grand arbre, fermement enraciné, dressé vers le ciel, vivant, plein d’énergie et de sève. Petit challenge : lever le regard vers les mains, ou peut-être même fermer les yeux ?
On peut ensuite plier les genoux, pousser le bassin vers l’arrière et descendre le buste dans une flexion avant Uttanasana, pour se relâcher, genoux fléchis, buste proche des cuisses, tête pendante, bras ballants. On se balance tranquillement, pour étirer à nouveau tout l’arrière du corps (ischio-jambiers, lombaires jusqu’à la nuque). Pour se redresser, on fixe Mula Bandha, le verrouillage du bas-ventre depuis le périnée, et on déroule la colonne sur l’expiration. On revient dans la posture de l’Arbre en appui sur la jambe droite, puis on peut redescendre se détendre en flexion avant.
Ecarter les pieds à la largeur du tapis et tourner les orteils vers l’extérieur, pour descendre dans le squat yogi, dit la guirlande “Malasana”, mains jointes sur le sternum en Anjali, coudes entre les genoux, on laisse les hanches s’ouvrir et on engage Mula Bandha pour se redresser.
De là, nous voici prêt à aller vers une autre posture d’équilibre, plus avancée car réalisée cette fois-ci en appui sur les mains, dans l’esprit de Kunzea ! On pose les mains à plat au sol, doigts bien écartés, on monte sur les orteils, les genoux vers les épaules, au-dessus des coudes fléchis, on les serre bien sur le haut des bras et on avance le visage pour faire basculer le poids du corps vers l’avant (poignets fragiles s’abstenir). On sent moins de poids sur les pieds, on peut pointer un pied vers l’arrière , le laisser se soulever, faire la même chose de l’autre côté, et en continuant à tendre le visage vers l’avant, peut-être sentir les 2 pieds décoller du sol dans la posture du corbeau.
la posture du bateau Navasana, est elle aussi énergisante et renforce la sangle abdominale : assis jambes fléchies et pieds posés à plat au sol, on se penchant légèrement en arrière, dos plat, et on soulève les pieds en restant bien en appui sur les ischions (os fessiers)
pour les pratiquants avancés, on peut clôturer cette séquence dynamisante par des inversions : postures sur la tête, les avant-bras ou les mains, avec toutes les précautions d’usage.
Allongé sur le dos, on peut ramener les genoux vers la poitrine, se balancer légèrement pour détendre les lombaires,masser le dos et l’arrière du crâne sur le tapis, puis laisser les genoux fléchis descendre vers le côté gauche et les soutenir si besoin avec un coussin ferme ou bloc de yoga. Le haut du dos et les épaules restent bien à plat sur le sol, les bras sont ouverts, paumes vers le ciel, on habite la posture avec la respiration, en dirigeant le souffle là où on sent l’étirement, qui doit rester agréable : épaule droite, flanc, extérieur de la hanche et fessier droits… Au bout de 3 minutes environ, on revient lentement genoux au centre et on fait la même torsion “Jathara” vers la droite.
Les postures suivantes, restauratives, vont permettre de se détendre, reprendre des forces et se régénérer.
Pour aller dans la posture du Papillon allongée Supta Badha Konasana, qui ouvre les hanches et l’espace du cœur, on peut utiliser un bloc ou coussin ferme sous la cage thoracique afin de rajouter une extension agréable du haut du dos, et optimiser l’ouverture des épaules et de la poitrine (le support se trouve à hauteur des agrafes d’un soutien-gorge). Les bras s’ouvrent sur les côtés, les plantes des pieds se joignent et les genoux s’ouvrent vers l’extérieur, on peut lkes soutenir avec des blocs ou coussins et peut rester plus de 3 minutes si la posture est agréable. Elle permet de relâcher les tensions émotionnelles stockées au niveau du bassin et, par l’ouverture du cœur, aide à retrouver optimisme et joie de vivre. On en ressort tout doucement en se laissant rouler sur le côté pour retirer le support et on revient sur le dos, genoux vers la poitrine.
On peut terminer avec la Fontaine de Jouvence “Viparita Karani”. Jambes fléchies, pieds à plat au sol, on soulves le bassin pour glisser un coussin ferme ou bloc sous le sacrum et l’arrière du bassin. On lève une jambe puis l’autre vers le ciel, et on reste jambes en l’air en détente de tous les muscles (abdominaux, jambiers). On peut garder les genoux légèrement fléchis, (bien besoin s’installer contre un mur pour plus de confort et rester aussi longtemps qu’on en sent le bienfait, avec l’habitude,jusqu’à 15-20 minutes). Les bras peuvent rester sur les côtés, paumes vers le ciel, ou mains sur le ventre si on souhaiterester connecté à sa respiration diaphragmatique. Plus le support est haut, plus l’effet de l’inversion se fera ressentir : amélioration de la circulation dans la jambes, idéal en cas de jambes lourdes, d’impatience nocturnes, décompression de lazone lombaire, apaisement de la respiration et du mental, le corps et l’esprit se régénèrent progressivement.
La posture de relaxation, Savasana, allongé sur le dos au sol permet ensuite au corps d’intégrer toutes les informationsreçues au fil de la pratique, et peut durer aussi longtemps que vous le souhaitez. On peut glisser un support sous chaquegenou ou cuisse (pour plus de confort dans le bas du dos) et si besoin un support plus fin sous la tête pour le confort de la nuque.
Quand vous ressentez dans votre corps le besoin de bouger, de vous étirer en douceur, de bailler, c’est le moment de sortirtranquillement de la posture et de revenir dans une assise à la fois tonique et détendue. Les yeux fermés, sentez votreenracinement et votre connection à la Terre, la colonne souple qui s’élance vers le Ciel, et les mains en Anjali, sentez la connection à votre espace intérieur, à votre souffle, à l’énergie vitale Prana, qui circule en vous. Sentez l’équilibre entre lespolarités Yang et Yin, l’énergie, la force et le courage apportés par Kunzea, et la paix, l’harmonie conférées par Fragonia.Vous pouvez savourer le bénéfice de votre pratique et rester en pleine conscience, avant de vous remercier en penchant latête vers les mains.Vous pouvez refaire tout ou une partie de cette pratique en fonction de vos envies et possibilités, et utiliser Kunzea et Fragonia selon vos besoins pour vous équilibrer au quotidien.



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